Interview décalée 6 octobre 2014

Quelle interview !

Comment vous est venue cette idée folle de monter votre propre maison d’édition?

Je m’ennuyais… Ma vie était monotone, mes revenus tranquillement assurés et j’avais envie de pimenter mon existence, me mettre un peu en danger…

Ah !

Je plaisante, c’est d’ailleurs une chose que je fais régulièrement. Non, cette idée de monter une maison d’édition germait en moi depuis longtemps. Au départ, j’écrivais, je publiais aussi et je me suis construit petit à petit la liste de mes déceptions…

Vous faites allusion au livre de…

Ça n’a aucune importance. Je voulais juste expliquer que ces expériences avec ces différents éditeurs m’ont permis de nommer mes attentes en tant qu’auteur. Peu étaient rencontrées, beaucoup n’étaient pas satisfaites… Bref, j’ai observé, j’ai noté, j’ai réfléchi et je me suis rendu compte qu’il avait deux obstacles essentiels à la mise en place de ce projet… (…)

Lesquels ?

J’aime bien l’idée que vous m’écoutiez… Le premier obstacle était d’ordre financier. Je n’aime pas perdre de l’argent, j’en ai d’ailleurs trop perdu dans ma vie…

Ah bon… Vous pouvez m’en dire plus ?

Vous travaillez pour Closer, Gala, Paris-Match…

Non.

Alors, parlons littérature. Je disais que je ne voulais pas perdre d’argent, c’est déjà suffisamment pénible d’en gagner et je pensais que lancer une maison d’édition nécessitait des fonds. Je n’en disposais pas.

Vous lancez un magnifique roman dans une rentrée à 600 et quelques livres. N’est-ce pas angoissant?

Je trouve le verbe « lancer » déplacé. On ne pratique pas le lancer de roman comme le lancer du javelot, sinon Gallimard détiendrait une belle collection de médailles olympiques… Ceci étant dit, ne vous ai-je pas expliqué qu’il y avait deux obstacles ?

En effet…

Voulez-vous que je parle de l’autre obstacle ?

C’est vous qui voyez…

Je sens que ça ne vous passionne pas… Il y avait des compétences techniques que je n’avais pas : la mise en page, la maîtrise des logiciels, l’art de créer des livres de qualité, de beaux objets qui attirent le regard, que l’on a envie de prendre en main, de humer…

Revenons à ce roman.  Comment ce texte est-il venu à vous?

Je ne sais pas de quel roman vous parlez, mais tous les manuscrits nous parviennent par courriel, tout simplement.

Lorsque vous avez créé la maison d’édition, vous vous destiniez à des publications numériques uniquement, puis vous avez viré de bord pour le tout papier. D’où vient ce changement de cap?

Je pense que vous vous trompez…

Ah bon, on est où ici ?

Chez Cactus Inébranlable éditions…

Désolé, je me suis trompé de feuille…

Ce sont des choses qui arrivent… Peut-être vous êtes-vous aussi trompé de métier…

En fait, vous le numérique, ce n’est pas votre truc…

J’imagine que votre question était destinée à d’autres maisons d’édition, parce qu’il y a eu, en effet, ces dernières années, des éditeurs qui ont fait le pari du tout numérique. Il y en a même qui ont reçu des subventions publiques pour soutenir leur projet. Tous ces éditeurs sont passés au papier, maintenant. Amusant, non ?

Bof…

Si, c’est marrant de se rendre compte que la naissance du numérique a renforcé la vente de livres-papier. C’est devenu un acte de résistance… Et c’est très bien.

Quelle est votre ligne éditoriale?

Du drôle, de l’inattendu, de l’irrévérencieux, du piquant, du cynique, du dérangeant, de l’incongru, de l’expérimental, de l’insolent, de l’exceptionnel, de l’ébouriffant, du décoiffant…

Mais encore ?

Ce n’est pas clair ?

Je n’ai pas compris tous les mots…

Pas de littérature consensuelle, pas de textes mous, lisses, plats, mais de la vie, de l’énergie, des mots qui explosent, qui pétillent, qui posent question… Il y a une phrase d’Ambrose Bierce que j’aime beaucoup : «Un auteur populaire est quelqu'un qui écrit ce que pense le peuple. » Nous, on aime bien les gens qui pensent autrement, les auteurs qui ne cherchent pas à donner aux lecteurs ce qu’ils attendent, mais qui cherchent à surprendre… les véritables autonomistes de la pensée nous intéressent. 

Ça se complique… attendez, j’ai une autre question : quel regard posez-vous sur le monde de l’édition aujourd’hui ?

Tout dépend de ce qu’on met derrière le terme « monde de l’édition ». Aujourd’hui, c’est bien connu et même si l’expression est excessive, elle contient un fond de vérité : tout le monde écrit, plus personne ne lit. Il existe sur le marché du livre une série d’entreprises qui se prétendent éditeurs et qui ciblent les personnes qui ont écrit un texte refusé par les vraies maisons d’édition ou les gens naïfs qui ne se sont pas renseignés. C’est devenu tellement courant qu’aujourd’hui, il n’est pas rare qu’on me demande combien ça coûte de publier un livre chez moi. Mais, rien, ma bonne dame, ça ne coûte rien. Le risque, c’est l’éditeur qui l’assume.

Et donc, c’est gratuit…

Tout à fait. Par contre, si vous faites affaire avec des prestataires de service comme Baudelaire, La Société des Écrivains, Bénévent, Thélès, La Bartavelle, La Bruyère, Panthéon, ça va vous coûter un pont.

Un pont !

C’est une expression… Ces gens vous font tout payer : les corrections du texte, la réalisation de la couverture, la mise en page du cahier intérieur… Puis, cerise sur le gâteau – c’est aussi une expression -, vous devrez acheter des exemplaires si vous en voulez, mais au prix fort. En gros, avec ces arnaqueurs, la mise de départ se situe autour de 3.000 €, je ne parle pas des suppléments, si vous êtes un peu nul dans les logiciels… Tout ça pour 300 exemplaires d’un livre que vous vendrez à vos parents, vos amis et peut-être vos voisins… Parce qu’évidemment, ni les libraires ni la presse spécialisée ne vont s’intéresser à votre bouquin… Ils savent que si vous êtes tombés entre les griffes de ces marchands de papier, il y a de fortes chances que vous soyez un gogo au talent limité…

http://www.60millions-mag.com/web_plus/(webPlusCode)/46220

Vous êtes dur…

… mais juste. Vous voulez que je parle aussi de l’édition en ligne, puisqu’il faut que je pose les questions moi-même ?

Allez-y. Ça ne vous dérange pas si je prends une bière dans le frigo ?

Je vous en prie.

C’est quoi l’édition en ligne ?

Vous envoyez votre manuscrit à une entreprise qui fait de l’édition en ligne, ils prennent votre texte et mettent l’ouvrage en page… mais ils ne l’impriment pas. Ils en font de la publicité, puis, quand un client veut acheter l’ouvrage, ils en font fabriquer un exemplaire qui est envoyé au client. Matériellement, l’objet-livre n’existe pas, il n’est en tout cas pas en librairie, mais il a une existence virtuelle. Pour ces maisons d’édition, pas de stock, pas d’investissement, c’est tout bénéfice. Cette méthode est occupée à supplanter la première, les grandes entreprises actives dans ce secteur sont Édilivre, L’Harmattan, les Éditions du Net… Il y en a de plus en plus.

Y a-t-il d’autres moyens de se faire éditer ?

La nouvelle mode, c’est le crowdfunding, le financement participatif. Un éditeur accepte de publier votre bouquin quand vous aurez, avec son aide, rassemblé les fonds nécessaires en lançant des souscriptions…

Et c’est bien, ça ?

Je ne sais pas… A priori, je trouve ça bizarre d’avoir besoin de 20.000 € pour sortir un livre. On ne connaît pas à l’heure actuelle de livre qui ait défrayé la chronique et qui soit issu du crowdfunding, pourtant c’est une stratégie qui se donne des moyens… Chez Cactus, on n’a pas besoin d’une telle somme pour sortir un bouquin.

Finalement, chez vous, ça se passe comment ?

J’ai envie de dire, ça se passe à l’ancienne, c’est-à-dire que chacun fait son boulot : l’auteur écrit, l’éditeur s’occupe du reste.

Vous pouvez expliquer ce que ça veut dire « le reste » ?

Quand un auteur estime que son manuscrit a des chances d’être publié chez nous, il nous envoie son texte ou des extraits, histoire qu’on se fasse une idée. On lui demande aussi une petite bio de manière à faire connaissance avec lui. Je découvre le travail de l’auteur et si j’estime que ce texte colle avec notre ligne éditoriale, je transmets le manuscrit aux membres du comité de lecture, une dizaine de personnes, des gens très différents qui me diront s’ils prennent le texte en lecture ou pas. L’auteur est informé de la prise en considération ou non de son travail. Si je fais le choix de ne pas aller plus loin, j’argumente ; si le manuscrit part en lecture, j’en informe l’auteur et lui donne le délai qui sera nécessaire.

C’est long ?

Ça dépend du type d’ouvrage, de la disponibilité des lecteurs et du boulot que nous avons. Il ne faut pas oublier que Cactus Inébranlable éditions, ce n’est que deux personnes, Styvie – ma femme – et moi. On a tous les deux une activité professionnelle et des mômes, l’édition, c’est une activité qui nous prend le temps qu’il reste après le boulot et la vie de famille… En moyenne, nous publions une dizaine de livres par an, dans l’état actuel des choses, cela nous semble difficile de faire mieux.

Vous refusez beaucoup ?

Oui, par la force des choses, et c’est parfois cruel.

Pourquoi ?

Il y a des textes prometteurs qui demandent tellement de travail que nous préférons ne pas nous lancer dans l’aventure, il y a des gens sympathiques qu’on voudrait publier, mais qu’il faut refuser parce qu’on sent que leur livre sera invendable… Dans ce cas-là, on leur explique, on les redirige, on leur rappelle l’importance de lire et relire leur texte avant de le soumettre à un éditeur…

Vous recevez parfois des manuscrits un peu… salopés ?

On reçoit des choses étonnantes, en effet. Parfois un peu pathétiques, aussi. On ne demande pas des textes irréprochables, il peut y avoir quelques fautes, quelques coquilles, mais pour écrire, il est nécessaire d’avoir une bonne maîtrise de la langue… C’est la matière première.

Et quand le manuscrit est accepté ?

On planifie la sortie du livre, on propose un contrat d’édition à l’auteur, on relit le texte, on le corrige, on suggère des modifications, on réfléchit à une couverture, on met le livre en page… c’est la partie plus technique… On demande un bon à tirer à l’imprimeur, on le valide ou on modifie ce qui doit l’être, on lance l’impression définitive ; puis, c’est la promotion de l’ouvrage, la publicité sur les réseaux sociaux, sur le site internet de la maison d’édition, l’envoi d’exemplaires à la presse, la distribution en librairies…

On peut parler de tirages ?

Bien sûr. Ce qui nous a permis de monter notre boîte, je vous parlais tout à l’heure du fait que nous ne souhaitions pas investir d’argent dans le projet, c’est de découvrir qu’il existait des imprimeurs disposés à réaliser des livres en petites quantités, grâce à l’impression numérique. Avant, quand les imprimeurs travaillaient tous avec l’offset, pour obtenir des prix intéressants, il fallait tirer à 5000. Chaque publication impliquait donc un gros investissement financier. Notre partenaire pour l’impression, c’est Sobook à Roubaix, ils sont spécialisés dans les petits tirages de livres, ce qui nous permet de limiter considérablement les risques. On peut démarrer avec un bouquin en démarrant avec 100 ou 200 exemplaires, puis recommander l’ouvrage au même prix, selon la demande. Cela nous permet d’avoir un stock limité.

Oui, mais ça ne nous dit à combien vous tirez ?

J’y arrive… jeune impatient. Comme nous fonctionnons avec de fréquentes rééditions, on ne parle plus de tirage de départ, mais de tirages répétitifs. Donc, comme vous semblez vouloir des chiffres, je vous dirais que notre meilleure vente pour le moment, c’est un livre dont a tiré environ 2500 exemplaires, mais en plusieurs fois, bien entendu. Pour les autres, cela varie de 100 à 1000 exemplaires…

Présentez-vous certains des livres que vous publiez à des concours ?

Oui, nous avons reçu le prix du public au Prix Gros Sel pour Les pAnsées Tome 1 Le ridicule ne tuba de Jean-Philippe Goossens. Bien entendu, ce prix est un gag, un pied de nez au très officiel Prix Rossel, sans doute le prix le plus important en Belgique.

Quels sont vos espoirs pour cette rentrée littéraire 2014 ?

Qu’on en trouve rapidement la sortie…

Je ne comprends pas…

La rentrée littéraire, c’est un gros coup médiatique qui dessert totalement les petites maisons d’édition… Plus de place dans les rayons des libraires, plus de place dans les médias… Ce n’est déjà pas facile en temps normal, mais là…

Quel message passez-vous aux romanciers (primo romanciers surtout) pour lesquels l’étape de la publication est évidemment un grand moment… qui tend à se dégonfler quand leurs livres passent inaperçus ?

Il faut arrêter de penser qu’on devient une star de l’édition dès la sortie de son bouquin… Bien souvent, votre premier livre publié va vous apporter une reconnaissance limitée à votre quartier. Vous allez en vendre quelques-uns à votre famille, à vos amis, à vos collègues qui vont être épatés, fiers de vous… Cet effet de surprise va disparaître si vous publiez un deuxième bouquin à cause de la banalisation de l’événement. On observe cela assez souvent… Je pense que si on a du talent, le livre marchera, mais en Belgique, un livre qui marche, c’est un livre vendu à 500 exemplaires, ce qui est un exploit. Dans le monde du livre, il y a des stars, puis il y a les autres. Faire partir de ces autres, c’est déjà pas mal.

Il y a un côté désespérant lorsqu’on essaie de défendre des textes, de voir que les journalistes évoquent toujours les 5 ou 6 mêmes bouquins. Vous le vivez bien ?

Je préfère mettre l’accent sur les journalistes qui parlent de nos livres que sur les autres. Nous avons eu des papiers dans la presse spécialisée, des passages dans la seule émission télévisée consacrée à la littérature en Belgique, dans certaines émissions radio… Ce n’est déjà pas mal.

Qu’est-ce qui vous fait tenir au final? Lamour du métier? Lespoir de trouver un jour un manuscrit/auteur qui se trouverait là au bon moment au bon endroit?

On carbure à la passion, c’est clair. Pour Styvie et moi, le livre, c’est une partie importante de notre vie, j’ai envie de dire une partie nécessaire, vitale. On lit, on écrit, on chine des bouquins en brocante, on adore les beaux livres, les livres qui ont de la gueule et chaque nouvelle parution est une fête… Ce qui nous tient aussi, et c’est pour nous essentiel, ce sont les contacts avec les auteurs. Il y a beaucoup d’affect dans nos relations avec eux. Nous avons du mal à travailler avec des gens que nous ne sentons pas. Nous aimons les gens qui ne se prennent pas la tête, qui sont capables de dérision, d’humour et, forcément, d’impertinence.

Vos plus belles rencontres ?

Je ne peux pas citer tout le monde, mais sur le plan humain, la rencontre avec Olivier Bailly qui a publié chez nous un magnifique bouquin intitulé Dis, petite salope, raconte-moi tout ! a été très forte. La rencontre avec André Stas (Le pas sage à l’acte) a été déterminante également, il m’a permis de faire connaissance avec Noël Godin, avec le Dr Lichic... et plein d’autres sauvages. Des libraires sont devenus des amis, des journalistes aussi… C’est  très riche humainement…

Au quotidien, comment se passe votre travail?

Les jours ne se ressemblent pas. Il faut tout gérer : les commandes, les manuscrits qui arrivent, les textes à lire, les livres en cours d’élaboration à suivre, les rappels de paiement, la promo, les salons littéraires, les médias sur lesquels nous publions…

Est-ce que vous gagnez beaucoup d’argent ?

Notre objectif est de ne pas en perdre. Pour l’instant on y arrive, mais nous ne nous payons pas.

À titre personnel, je trouve que L’Albert Audoulin de Jean-Marie Vermande est l’un voire le meilleur roman de cette rentrée littéraire. Vous n’avez pas envie de crier à l’injustice quand le monde passe à côté d’une telle pépite?

Cet ouvrage a une belle histoire. L’auteur nous l’a envoyé début 2013 avec un petit mot d’accompagnement précisant qu’il avait mis trente ans à écrire ce livre, mais que c’était impubliable.  De fait, le manuscrit faisait 425 pages A4 d’un « récit » particulièrement tordu. Je m’y suis plongé et j’ai manqué de répondre à l’auteur que de fait, c’était impubliable. On en serait resté là ! C’est là qu’intervient le comité de lecture auprès duquel je soumets le manuscrit, me disant que ce serait dommage de passer à côté de « quelque chose ». Il n’y en a que deux qui l’ont lu en entier, et je peux vous dire que leurs commentaires étaient dithyrambiques : c’est un chef-d’œuvre, il n’y a pas deux livres comme ça par siècle… Bref, on ne pouvait pas ne pas publier ça ! Le problème, c’est qu’il y avait un travail colossal de correction à mettre en place, tant l’auteur était fâché avec le traitement de texte. André Clette, un ami, un passionné, celui qui avait été le plus élogieux à l’égard de l’Albert a accepté de faire ce travail et ça lui a pris presque un an ! Jusque-là, c’est déjà une belle aventure… et finalement, le livre est sorti en juin 2014. Maintenant, pour revenir à votre question, c’est vrai que l’ouvrage n’a pas reçu l’accueil escompté, et que nous sommes occupés à perdre de l’argent sur ce projet. Mais, il y a déjà un très bon article sur ce livre et on n’a pas dit notre dernier mot…

De quoi êtes-vous le plus fier aujourd’hui ?

D’être toujours là ! On nous avait prédit une rapide disparition du paysage éditorial belge et nous sommes toujours là et bien là. Je suis fier de tous les livres que nous avons publiés, mais peut-être que le fait de sortir chez Cactus un inédit de Jacques Sternberg, La Sortie est au fond du couloir, est un événement qui risque de nous donner encore plus de crédibilité et de visibilité.

Vous écrivez toujours ?

Oui, mais différemment. Il me faut être malheureux pour entrer en écriture, du moins sur un projet de longue haleine, comme un roman. Je dois en avoir une dizaine d’entamés. Sans doute y reviendrais-je un jour…

Je ne comprends pas…

Je ne suis qu’à moitié étonné. Écrire un roman est un travail de longue haleine auquel il faut s’atteler avec régularité, au moins quelques heures par jour. En son temps, j’avais écrit Les Perdants en trois semaines. À l’époque, sans entrer dans les détails de ma vie privée, vous m’avez dit ne pas travailler pour la presse people, l’écriture était une véritable fuite. Aujourd’hui, bien des choses ont changé et je ne dois plus fuir.

Donc, vous n’écrivez plus ?

Si, mais des choses plus courtes, des aphorismes, des contes courts et cons, quelques nouvelles pour des ouvrages collectifs, des lettres d’amour à ma femme... J’adore toujours autant écrire, rassurez-vous… D'ailleurs, j'écris des interviews imaginaires aussi.

Y a-t-il des anecdotes que vous aimeriez partager avec nos lecteurs (-trices) ?

Je pense que cette interview va en devenir une ! Une autre bière ?

Volontiers… 

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