État des lieux

État des lieux des pratiques éditoriales.

 

Vous avez écrit lentement et patiemment votre ouvrage ; de l’inspiration, bien entendu, mais aussi beaucoup de transpiration ! Vous êtes fier de votre travail et il vous semble qu’il est temps de passer à la phase suivante : l’édition.

 Quoi de plus légitime !

 La plupart des auteurs en herbe qui se trouvent dans cette situation, s’adressent alors aux grands ténors de l’édition. Ceux qui concourent pour les prix ronflants, ceux dont les ouvrages font la une de l’actualité littéraire, ceux qui sont régulièrement invités par les médias.

 Pour un auteur sur 1 000 ou sur 10 000, le livre est accepté et c’est une belle aventure qui commence. On vous verse des à valoir, une équipe de spécialistes en  communication prend en charge la promotion de votre livre, vous êtes invité à des séances de dédicaces dans des salons prestigieux, les ventes grimpent, les droits d’auteurs s’empilent sur votre compte en banque… Bientôt, vous allez négocier le contrat de votre prochain livre… Vous planez, la réalité dépasse la fiction, c’est magique, fabuleux… Sincèrement, nous sommes contents pour vous, mais nous nous demandons ce que vous faites sur notre site…Nous ne pourrons pas vous apporter plus, ni mieux que ces brontosaures !

 Pour l’immense majorité des autres, commence alors le défilé des lettres de refus où, sur un ton compassé un(e) triste préposé(e) du Service Manuscrits vous annonce que votre bouquin est bourré de qualités, mais qu’il ne correspond pas à la ligne éditoriale de la maison…

 Certains ne se découragent pas, et descendent dans la liste des éditeurs. Ils découvrent qu’il existe une myriade de petites maisons d’éditions qui ont l’air vachement sympa et c’est alors que recommence l’onéreux ballet des envois de manuscrits.

 Sans doute que ces démarches auront plus de chance d’aboutir.

Mais certains auteurs omettent de prendre la peine de se renseigner sur la « politique éditoriale » de ces éditeurs qui parfois, sont spécialisés dans certains domaines, dans certains genres ou qui privilégient  une conception particulière de la littérature.

Il arrive aussi que l’on s’adresse à ces gens qui, à coups de pub, font savoir qu’ils sont à la recherche de nouveaux auteurs… et là, c’est le piège. Excessivement réactifs par rapport à la lecture des manuscrits, ils vous contactent rapidement et vous propose de vous éditer… moyennant une somme rondelette. Ils ne tardent pas à vous adresser des contrats fort bien présentés, glissés dans de belles chemises en papier glacé, le tout accompagné d’un magnifique catalogue dans lequel une place toute chaude vous est réservée. Il y a danger ! Ce sont des requins dont les proies sont les auteurs désespérés de se voir publier et si vous leur répondez que vos moyens sont limités, ils n’hésiteront pas à proposer un substantiel rabais, voire des possibilités d’étalement en plusieurs mensualités de votre facture. Si vous leur manifestez votre scepticisme, ils vous laisseront le temps de la réflexion, avant de vous relancer à maintes reprises, à la limite du harcèlement.

Comble de l’ironie, la publicité pour ces prestataires de services se retrouve sur tous les sites et tous les blogs où il est question de littérature, sans doute sur le nôtre, constaterez-vous également leur présence, nous n’y pouvons rien.

Il ne sera pas difficile de trouver quantité d’endroits où ces pratiques sont dénoncées, par contre, pas une seule référence ne semble disponible pour vanter les mérites de cette approche de l’édition.

Nous vous recommandons de vous rendre sur le site de l’Oie Plate (l’Observatoire Indépendants de l’Édition Pour Les Auteurs Très Exigeants) : et plus particulièrement sur la page http://www.loieplate.com/contrats/compte-d-auteur.php pour en savoir plus.

 Nous venons de flinguer l’édition à compte d’auteur, même si nous avons omis de signaler avec quel mépris la presse spécialisée accueille les textes publiés sous ces labels, reste à nous pencher sur l’auto-édition.

 S’éditer, soi-même ! Rêve ou réalité ?

Partant de l’idée que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, certains auteurs découragés par la non-reconnaissance de leur talent se décident parfois à auto-éditer leur ouvrage.

Ce n’est pas une sinécure, c’est évident, puisque cela implique toute une série de démarches auxquelles l’auteur n’est pas accoutumé. Mais l’inconvénient majeur demeure d’ordre financier. Il faut avancer les frais d’impression d’un nombre particulièrement important d’exemplaires et l’on sait que pour obtenir de bonnes conditions, il faut envisager un tirage élevé.

Puis, il faut les vendre !

Quand vous aurez fait le tour de votre famille, de vos voisins et de vos collègues, bref de tous ceux qui se sentiront obligés, mais qui ne liront pas votre livre pour autant, aurez-vous de quoi régler l’imprimeur qui ne vous laissera sans doute pas des mois de délai de paiement ?

Et tout ce temps pris pour toutes ces démarches vous laissera-t-il des moments pour continuer à vivre votre première vraie passion : écrire ?

De plus, un peu comme pour les livres publiés à compte d’auteur, ceux qui sont auto-édités n’ont pas bonne presse auprès des médias et des libraires, parce que dans ces deux cas de figure, vous êtes automatiquement stigmatisé comme un auteur refusé par les « vrais » éditeurs, et donc un auteur médiocre.

 Nous avons voulu planter le décor.

Vous découvrirez par ailleurs sur ce site, qui est Cactus Inébranlable Éditions et comment nous nous positionnons par rapport à toutes ces pratiques.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site