La saga Maigros

La saga Maigros en quelques mots

 La saga Maigros pourrait bien ne jamais trouver sa place dans le monde du polar. On y retrouve pourtant tous les ingrédients que les amateurs du genre apprécient : un inspecteur principal (qui travaille dans le grand Charleroi sous les ordres d’une commissaire divisionnaire et secondé par une équipe de quatre personnes) ; des

 

assassinats crapuleux ; des attaques à main armée ; des enlèvements d’enfants ; des vols en tous genres ; du sexe, de l’alcool, des jeux de mots déplacés, etc. On y trouve tout sauf... des résultats ! Toutes les crapuleries commises restent impunies.

 

 

 Le no-hero de ces cent aventures qui ne dépassent jamais deux pages n’est pas un inspecteur comme ceux que l’on a l’habitude de rencontrer dans les livres, les films et les séries TV. Il cumule jusqu’au paroxysme tous les petits défauts des privés et flics célèbres. Et il en entasse bien d’autres dont il ne rendra – peut-être – compte que lors du jugement du dernier des derniers.

 L’inspecteur principal Maigros est un personnage aussi abject que répugnant, aussi sordide qu’ignoble. Pourtant, aux dires des lecteurs abonnés à la saga qui paraissait sous forme de feuilleton sur le ’net, on finit par s’y attacher et par en redemander. Personnalité oxymorique ? Il n’a rien du bandit bien-aimé ni du flic ripou au grand cœur. Il est juste Maigros et n’en a rien à cirer de quoi que ce soit tant qu’on lui fout la paix et qu’on le laisse picoler, bâfrer, et... tout le reste.

 La saga Maigros est à déconseiller aux moins de six ans qui ne surfent pas encore sur le web, aux âmes sensibles quel que soit leur âge même si elles ne lisent plus Tintin, aux gnangnans, aux papes et papesses, à celles et ceux qui lisent du fast-book de gare à la sauce best-seller, aux critiques qui jugent un texte à l’aune du subjonctif imparfait et non pas à la quantité de néologismes à la découverte desquels leurs dents grincent comme les grandes lèvres d’une nonagénaire et leur estomac s’autoDAFe.

 Un livre que chacun ouvrira à ses risques et périls...

 

Éric Dejaeger est né à Charleroi en 1958 et habite depuis toujours à la lisière du Pays Noir. Marié, père et grand-père, il est professeur d’anglais et de néerlandais depuis 1979.

 

Depuis son plus jeune âge, il se passionne pour la littérature. Il lit en moyenne cent vingt titres par an. Il s’occupe de microédition depuis 1990 (revue Écrits Vains et plaquettes Refusés jusqu’en 1999 ; revue Microbe et plaquettes Mi(ni)crobes depuis 2000). Il traduit régulièrement des auteurs anglo-saxons inconnus sur le vieux continent. Depuis 1981, plus de six cents de ses textes sont parus dans une petite centaine de revues, dont près de quarante dans l’irrévérent Fluide Glacial. Depuis 1996, il a publié une trentaine de livres et plaquettes en Belgique et en France dans différents genres : romans, poésie, aphorismes, contes brefs, lexiques détournés, nouvelles, théâtre, parodies de haïkus, listes « potachères ».

En 2001, dans sa préface à Élagage max... (Éd. Memor), Jacques Sternberg écrit : « Tu m’as immédiatement fait penser à un pro du raccourci, un virtuose de l’ellipse, un rechercheur, non pas des fioritures ou des arabesques, mais plus simplement de la chute finale, du choc imprévu. Ou même du gag brutal. » Cela résume assez bien la « philosophie » littéraire d’Éric Dejaeger : pourquoi faire long quand on peut faire court ? Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Et, surtout, pourquoi se passer d’humour quand il n’attend qu’à être couché sur le papier ? Quand il écrit, il va droit au but et ne peut s’empêcher d’utiliser l’humour, du blanc clair au noir foncé. Anarchiste impur et mou, individualiste forcené, il refuse catégoriquement les concessions aux modes et les étiquettes.

Ses principales références littéraires : Jacques Sternberg, Richard Brautigan, Achille Chavée, Marcel Mariën, André Stas, Norge, Louis Scutenaire, Charles Bukowski, Jean-Bernard Pouy, Jean Vautrin, John et Dan Fante, James Crumley, Céline, John Irving, Jim Harrison, etc.

 

Bibliographie de l'auteur.

 

Carnet d’extraits de calepins – Éd. des Carnets du Dessert de Lune (Belgique, 1996)

Petit lexique d’anthropoclastie – Éd. Gros Textes (France, 1998)

Instants puisés au soleil de Camargue – Éd. Clapás (France, 1999)

La pelouse à B. – Éd. des Carnets du Dessert de Lune (Belgique, 1999)

Quarante-trois Courts de la Méthode – Éd. Clapás (France, 2000)

Pris de rhum – La Plume Éd. (France, 2000)

Tales of Ordinary Poetry – Represst Editing (USA, 2000)

Tiny Shit – Éd. de l’Heure (Belgique, 2000)

Élagage max… (préface de Jacques Sternberg) – Éd. Memor (Belgique, 2001)

Petite excursion hors du pays des cons – Éd. de l'Heure (Belgique, 2001)

Poèmes réincarnés dans un orteil aimé – Éd. des Carnets du Dessert de Lune (Belgique, 2001)

Prose à hic (pré-textes de Jean Claude Bologne) – Éd. Gros Textes (France, 2001)

Jivarosseries – Éd. Memor, (Belgique, 2004)

Dans la vie à coups de pioche – Éd. Gros Textes (France, 2004)

Contes de la poésie ordinaire – Éd. Memor (Belgique, 2005)

La cité des fleurs fanées – Éd. Memor (Belgique, 2005)

Lexique d’anthropoclastie, version augmentée (préface de François Nedonema) – Éd. Gros Textes (France, 2006)

Les pensées d’un ortieculteur – Les Ateliers du Tayrac (France, 2006)

Maigrossesques (saison 1 – épisodes 1 à 13 - avec Ludovic Kaspar) – Éd. Tapuscrit (France, 2007, à télécharger)

Indigents de Dublin (recueil instantané) – Autoédition, tirage limité à 50 exemplaires (2008) 

La cité des fleurs fanées – Éd. Mijade (Belgique, 2008)

De l’art d’accommoder un prosateur cocu à la sauce poétique suivi de Règlement de compte à O.K. Poetry et de Je suis un écrivain sérieux – Les Éd. de la Gare (France, 2009) 

Trashaïkus – Les Éd. du Soir au Matin (France, 2009)

Prises de vies en noir et noir – Éd. Gros Textes (France, 2009)

Le seigneur des ânes – maelstrÖm réÉvolution (Belgique, 2010)

Je ne boirai plus jamais d’ouzo… aussi jeune (recueil instantané 2) – Autoédition, tirage limité à 65 exemplaires (2010)

Un Grand-Chapeau-Noir-Sur-Un-Long-Visage in Banlieue de Babylone (ouvrage collectif) – Éd. Gros Textes (France, 2010)

NON au littérairement correct ! (préface d’André Stas) – Éd. Gros Textes (France, 2011)

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