Sans me soucier de descendre du singe

Georges Elliautou

 

Sortie en septembre 2014:

Ssds couverture 18082014Sans me soucier de
descendre du singe
,
Vétilles, Georges Elliautou, Collection Les p’tits cactus, ISBN
978-2-930659-25-1, 82 pages, 7 €

 

Georges Elliautou

Le poète-routard qui s’est posé…

Tout est parti de Bergerac où il naquit il y a quelques années. Bergerac où il est revenu couler des jours heureux qu’il consacre, notamment, à écrire.

Entre ces deux périodes, des années de voyage, de routes parcourues, de sacs posés un peu partout. En Algérie pour y faire son service militaire, au Canada pour y dessiner et fréquenter les milieux artistiques, puis c’est la traversée des USA, du Mexique de l’Amérique du Sud en stop pour y découvrir d’autres mondes. Retour quelques années à Paris avant de partir vers l’URSS pour tourner un film.  Quelques années d’université lui permettent de décrocher le diplôme qui va lui permettre d’enseigner de nouveau en Algérie pendant 7 ans, et en France. Il démissionne de l’Éducation nationale pour se consacrer à sa passion pour les mots.

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Quatrième de couverture:

Pourquoi Georges Elliautou qualifie-t-il ses aphorismes du terme de vétilles ?

Par modestie, sans doute. 

Pourtant, ses phrases prêtent au rire et alimentent la pensée, ce qui en soit n’est pas incompatible.

Dans ce livre, il flingue les curés, les militaires, la tyrannie, le pouvoir… en nous proposant de brèves réflexions, parfois poétiques, parfois cinglantes, toujours efficaces.

Il dit de lui: "Mes écrits sont lapidaires : des petits textes où le sourire ou la grimace est de mise, selon la personnalité de chacun. Ne pas se prendre au sérieux est ma devise. Tenter d’échapper à la sottise est mon combat."

Un article sur le livre:

« …trop belle pour être vraie »

Ce recueil d’aphorismes est comme ce livre que l’auteur glisse dans son recueil, il « descend de son rayon, s’approche de la fenêtre, ouvre ses pages, respire le grand air de la vie », de la vie avec toutes ses contradictions, ses contraintes, ses aberrations, ses stupidités, ses turpitudes, … tous ses travers que l’auteur dénonce à coups de mots, de bons mots. Les aphorismes d’Elliautou ne sont pas obus qui explosent et détruisent, non, ils sont plus insidieux, plus subtiles, ils piquent, griffent, infectent, polluent, insinuent, dénoncent toute la connerie de notre bonne société, Ils sont comme un bon verre de Bergerac : ils sont chics, leur robe brille et scintille sous le soleil, leur arôme est fin et subtile mais attention ils peuvent empoisonner, ou au moins faire tourner la tête. Et, quand ont les boit, il faut les déguster, ils peuvent séduire, flatter, tout en râpant un peu les joues juste pour se faire mériter. Celui que ne se méfiera pas tombera alors dans leurs rets où il restera prisonnier pendant un certain temps.

« La page vierge s’offrit au poète », il la prit pour dénoncer les bondieuseries qui voilent « la femme pour violer sa liberté », les militaires qui « dès la fin de la guerre … préparèrent la suivante », les couples conventionnels qui « se marièrent un jour de suie » et les despotes qui « très sournoisement … rayèrent la liberté des tablettes ». Il abusa aussi de son obligeance servitude pour commettre quelques exploits rhétoriques, quelques calembours sur tout et n’importe quoi, ou presque, et une petite gâterie sous forme de brèves de comptoir.

Et avec lui chantons « jusqu’à plus soif des chansons à boire » !

Denis Billamboz

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/43242 

 

 

Bibliographie:

Aphorismes 1 et 2, éditions Les Amis de la Poésie, 1998

Aphorismes & vignettes, éditions Gros Textes, 2009

Reflets, haïkus, éditions Les Amis de la Poésie, 2012

Amuse-gueule, vétilles, Edilivre, 2014

Aux éditions Jack Harris

Un regard, micro-nouvelles, 2009

Quand quatre pattes ne suffisent pas à un canard, vétilles, 2010

L’Avant-dernier des Mohicans, vétilles, 2010

Celui par qui la sandale arrive, vétilles, 2010

Je sais, vétilles, 2011

Des nouvelles, des aphorismes, des poèmes et autres écrits de l’auteur paraissent régulièrement dans des revues et sur des sites littéraires.

http://elliautou-g.net/

 

 Jolie lecture critique ici:

Georges Elliautou, Sans me soucier de descendre du singe, Vétilles, Cactus Inébranlable Editions

Georges Elliautou n’en est pas à son coup d’essai, Sans me soucier de descendre du singe est sa dixième publication. Ces Vétillesn’ont à mon sens rien d’insignifiant ; au contraire, elles méritent qu’on s’y arrête un certain temps. Ce sont de petits textes incisifs, parfois sous forme d’aphorismes, qui ne laissent jamais indifférents ; ils vous percutent. Certes, on peut faire la moue si l’on considère le jeu de mots ou la pensée comme faciles mais s’inscrivant tous dans la même veine, ils confèrent au recueil son ton piquant suscitant le rire, le sourire ou l’approbation mais aussi la désapprobation. Les intitulés des différentes parties ne peuvent que faire naître la curiosité :Poétique, Bondieuseries, Trépas (en arrière), Hétéroclite, Toute la lumière sur le despotisme… Un style où chaque mot a bien évidemment toute son importance. Quelques exemples démontrant l’état d’esprit railleur et cinglant de l’auteur : L’obus du char frappa la porte du poète heureusement dans les nuages. / On disposa les pleureuses en rang d’oignons. / L’égalité, mon brave, l’égalité. Ainsi vous êtes assis sur un banc comme moi sur un trône. / L’ennemi voulut bien nous laisser le temps d’avoir peur et de mourir. Et n’en déplaise à certains (je les entends déjà ricaner), ce n’est pas aussi facile qu’il ne pourrait y paraître d’écrire, sans jamais faillir, un tel recueil.

Danielle Gerard

Source:http://areaw.org/georges-elliautou-soucier-descendre-du-singe-vetilles-cactus-inebranlable-editions/

 

 

 

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