Mijn vader is groot ou Comment je suis devenu un con qui...

 

 

cover-watrin.jpg

Partout, on parle du livre de Dominique Watrin:

On en parle ici: http://courttoujours.hautetfort.com/ 

et ici: a-p-dh-20-01-2012-1.pdf a-p-dh-20-01-2012-1.pdf

 

 L'émission PMC (Petits Moments de Culture) de la télévision régionale Antenne Centre avec Dominique Watrin en invité à voir ici: http://www.antenne-centre.be/video-pmc.php5?file=2012-02-02-jeudi.flv

 

Le lancement de l'émission Les Enfants de Choeur avec Dominique Watrin et son éditeur en invité: http://www.rtbf.be/video/v_rendez-vous-dimanche-avec-dominique-watrin?id=1591153

 

Un article de Christophe Deborsu paru dans "De Standaard", mais en néerlandais, évidemment:

 1901ds1-ds43-opi-1.pdf 1901ds1-ds43-opi-1.pdf

  

A la question, Dominique Watrin est-il beau, voici un embryon de réponse:

Et mon sourire ... 

 

Trouvé sur le site de l'auteur

 

Ça va rire dans les chaumières, ça va pouffer dans les cours de récré, ça va grincer des dents dans les salles de profs ! Cette fois encore, Dominique Watrin frappe fort. Sa cible ? L’enseignement du néerlandais aux jeunes Belges francophones. Sa question ? Pourquoi les francophones sont-ils à ce point hermétiques à la pratique du néerlandais alors que les Flamands franchissent le cap inverse avec plus ou moins de succès ?

 

Plongeant dans ses souvenirs d’enfant docile mais catastrophiquement lucide, le terrible franc-tireur pointe du doigt l’opérateur principal de ce processus d’apprentissage, l’école. Avec une ironie dévastatrice, il se positionne face à lui-même et à ses anciens initiateurs... et il observe. Il alterne bonne et mauvaise foi pour accumuler les éléments à charge. Six années d’enseignement primaire, six années de secondaire et cinq années d’université pour un résultat catastrophique : il ne comprend pas, ne lit pas et ne parle pas le néerlandais. Pourtant, il a toujours obtenu ce qu’on lui demandait : des « bons points » ! Ce livre est un portrait désopilant mais sans concession mêlant anecdotes cocasses et mésaventures hilarantes. Et, quel que soit son âge, chaque lecteur y retrouvera une tranche de sa vie d'élève !

Un propos totalement iconoclaste et d’actualité qui appréhende, à hauteur d’enfant puis d’adolescent, la querelle linguistique qui secoue en permanence ce bien étrange pays qu’elle la Belgique !

 

 

La préface à laquelle vous allez échapper...

Juste pour dévoiler un peu du mystère qui plane autour de cet ouvrage...

 

La Belgique en sursis, l’État belge appelé à disparaître, la nation à l’agonie, en voilà des thèmes à propos desquels bien des poignets déterminés se sont brisés sur le marbre noir des comptoirs de bistrot ! Nous vivons dans un pays qui est entré dans l’Histoire sans devoir baisser la tête  en empruntant le grand portail du ridicule. Nous sommes habitués à tout cela, nous les Belges, nous, les champions du monde du surréalisme, nous les stars du burlesque, nous qui sommes tellement accoutumés à être la cible des sarcasmes internationaux.

Dans ce pays, on dira à l’écolier francophone qui fréquente une école néerlandophone qu’il deviendra un bon Belge. On insistera :« Un bon Belge, tu seras, m’fi. » On le félicitera, on l’encouragera… on le plaindra, aussi, mais silencieusement.

Cela fait des années que le constat est lumineux ; les Flamands parlent tous le français, tandis que les Francophones sont réticents à apprendre le néerlandais. Pourtant, qu’est-ce qu’on nous en fait bouffer à l’école,  des cours de néerlandais. On en déguste pendant l’enseignement primaire, prolégomènes au matraquage du secondaire pendant lequel c’est à grande louche qu’on nous le sert. Ne parlons pas de la nouvelle mode ultra tendance : l’enseignement en immersion où l’on y plonge nos enfants en apnée.

Dans ce livre où beaucoup vont se reconnaître, Dominique Watrin relate ces heures d’école passées (ou perdues) à tenter de maîtriser cette langue qu’il fallait absolument connaître. Pendant des années, il s’est courageusement attelé à intégrer les rots gutturaux de cet idiome dont certains disent qu’on l’aboie plus qu’on ne le parle, c’est pas moi qui l’affirme, c’est Jacques Brel. Et le constat est évident : de toutes ces heures passées à commenter la taille de son père, malgré l’expérimentation de toutes les pédagogies, il est resté un con qui ne parle pas le néerlandais. Pourtant il va bien, merci pour lui !

Aujourd’hui, au-delà des politiques dont c’est le job, n’importe quel quidam est amené à s’exprimer sur la situation catastrophique de l’État belge. Les pongistes, les chanteurs de variété, les militants simplicitaires, les cruciverbistes, les plongeurs sous-marins et même les pataphysiciens.

Reconnaissons que dans le lot, il y a peu d’analyses qui nous fassent rire.

Dominique Watrin apporte sa contribution au débat en réfléchissant à un aspect fondamental : pourquoi, nous Francophones ne parvenons-nous pas à nous dépatouiller dans la plus simple des conversations avec un compatriote néerlandophone ?  

Que ceux qui pensent que l’enseignement porte une légère responsabilité plongent sans attendre dans ce bouquin.

Que ceux qui pensent que la Belgique est une erreur de l’histoire, que c’est un pays où cohabitent des cow-boys et des Indiens, c’est-à-dire deux communautés fondamentalement, culturellement, ataviquement différentes fassent de même.

Jean-Philippe Querton

Éditeur

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site