Mallaurig - Gauthier Hiernaux

Présentation de l'auteur...

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 Gauthier Hiernaux est un auteur belge francophone né à Mons en 1975. Il est licencié en langues et littératures romanes de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Après un bref passage dans l’enseignement, il déménage à Bruxelles pour devenir consultant informatique.
C’est au cours de l’année 94 qu’il commence à échafauder l’univers de sa saga ”l’Empire de la Nouvelle Ere”, une utopie qu’un grand bouleversement fait basculer vers un système totalitaire.
Les dix tomes qui constituent l’histoire racontent l’apogée puis la déchéance de l’Empire à travers les yeux de Gouverneur, d’artistes, de mercenaires, de soldats, de prostituées, de Grands d’Empire, de religieux ou encore, de l’un de ses Imperators. 
Dix tomes au parfum aigre-doux, qui nous font prendre conscience du fait que nos décisions d’aujourd’hui pourraient avoir de lourdes conséquences pour l’avenir.
En 2012, cinq tomes sont parus chez l’éditeur belge Chloé des Lys
Gauthier Hiernaux a également écrit quelques mini-récits d’une petite centaine de pages (le premier tome, Tribu silencieuse, est paru début juin 2011), des recueils de nouvelles et d’autres romans fantastiques et policiers.

En mai 2012 sortira chez l’éditeur Cactus inébranlable, son premier thriller baptisé Mallaurig.  

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Extrait:

"Vous allez me mettre le réchauffement climatique sur le dos aussi ? me rétorqua-t-il, l’air réellement choqué. Dès que vous dépassez un certain seuil de conneries, c’est de la faute des autres, mais quand on atteint les limites de l’envisageable, quand on ne peut plus... passer le bâton merdeux à son voisin, on se tourne vers le méchant démon ! C’est votre problème, les gars, vous n’assurez pas ! Bon, pour la grande peste de la fin du Moyen-âge, les sept plaies d’Egypte ou le dernier tsunami en 2004, je conviens qu’il est difficile de trouver un responsable ! Mais dès que vous pouvez coller cette étiquette sur le front d’un type, on y va à la super glu !"

 

Interview de l'auteur (les questions sont de Jean-Philippe Querton)

1° Pourquoi écrire ?

Parce que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas faire de sport et me dépenser quand même. L’écriture a sur moi un double effet : à la fois dopant et lénifiant. Elle est comme une drogue ; il faut que je crée, n’importe où, quand le besoin vient et ne me lâche plus.

2° Qui es-tu, profondément.

L’adverbe me dérange. Je n’aime pas me livrer.
Je dirais pour faire simple, que je suis un homme avec des défauts et ses qualités. Une partie de moi me convient, l’autre m’effraie. 

3° Un livre ou des livres qui t’ont marqué.

« La Petite Marchande de prose » de Pennac, « L’écume des jours » de Vian, « L’étranger » de Camus, « L.A. Story » de Frey, « Différentes saisons » de King, « Dieu et nous seuls pouvons » de Folco, « Millénium » de Larsson, “Les princes d’Ambre » de Zelazny, « Les Annales du Disque-monde » de Pratchett, « Suites Impériales » de Ellis.

Plus un tas d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit.

4° Un ou quelques auteurs vers le(s)quel(s) tu reviens toujours…

Ceux cités à la question précédente. J’aime leur style, leur manière de raconter la vie de leurs personnages, de construire leur univers. Malheureusement, au fil des ouvrages, certains arrivent à me décevoir.

5° Un grand auteur, c’est…

Je ne sais pas ce qu’est un GRAND auteur, par contre, je sais ce que je n’aime pas chez certains d’entre eux. J’ai tenté de lire ce que les maisons d’édition ayant pignon sur rue tentent de nous imposer (souvent avec succès). Je ne n’y suis pas arrivé. J’ai horreur des phrases toutes faites, des tournures de phrases préfabriquées, des personnages sans âme et des histoires prévisibles. Un BON auteur est, selon moi, quelqu’un qui réussit à me surprendre et à m’entraîner, sans me forcer, dans son récit. 

6° Une cause qui vaille la peine de se « battre » ?

J’admire les gens qui se battent pour des causes. Personnellement, je n’ai pas encore trouvé la mienne.

7° Quelqu’un que tu détestes et pourquoi ?

Je déteste surtout un genre de personnes : les égocentriques. Ces gens sont tellement aveuglés par leur propre suffisance qu’ils en oublient d’être réels.
Ils sont d’excellents personnages de comédie parce qu’on peut les moquer à l’envi. Mais dans la réalité, je tente de les éviter.    

8° Tu voudrais être réincarné en quoi / en qui ?

En femme, tiens. J’aime bien avoir deux versions d’une même histoire pour me faire une opinion.

9° Pourquoi Cactus Inébranlable éditions ?

Parce que j’aime beaucoup ce qu’écrit son fondateur, Jean-Philippe Querton. Et puis également parce que j’aime la manière dont Cactus travaille. Le Comité de lecture ne se contente pas d’émettre un avis général. Il lit en profondeur, gratte, repère la moindre coquille, la moindre tournure inélégante. Il propose, il se donne à fond. J’apprécie.    

10° Dans Mallaurig, le narrateur, Eli Meyer, est un journaliste qui a une piètre idée de lui-même, il ne boit pas, ne fume pas, ne baise pas, sursaute à tout instant, pleure pour un oui ou pour un non et, ce n’est pas le moindre de ses défauts, joue sans cesse au moralisateur. C’est un rôle de composition ou c’est toi ?

Les personnages que je crée sont rarement exempts de tous défauts. Qu’ils seraient ennuyeux s’ils étaient milliardaires, courageux, séduisants et irréprochables. Je préfère les personnages en demi-teintes, ceux qui se rapprochent davantage des gens que nous côtoyons. Chaque être a en lui une somme considérable de ‘MOI’ qui passent au premier plan en fonction des circonstances.   Tu cites les défauts d’Eli Meyer, mais il a également des qualités. Il est fidèle en amitié, travailleur, sensible et intelligent.

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