Les texticules du Diable

Les texticules du Diable

 

Couverture texticules 1

Les texticules du Diable, Jean-Luc DALCQ, couverture du Capitaine Lonchamps, collection Les p'tits Cactus, 86 pages, ISBN: 978-2-930659-37-4, septembre 2015, 7 €

 

"Un livre où alternent des aphorismes bien trempés et des textes courts où l'absurde, la poésie et l'humour font bon ménage."

(Jean-Philippe Querton, éditeur)

Jean-Luc Dalcq a commis quelques nouvelles (Le miroir, Le bistrot, Le peintre, À propos de Voltaire) parues chez Dricot, dans un recueil collectifs intitulé : En attendant de vos nouvelles. (Tome 6 ; 1993 – 1994). De même que quelques aphorismes dans Les rivières meurent dans leur lit, une plaquette imprimée par la Direction des affaires culturelles de la province de Hainaut en 1998 (préface d’André Stas intitulée Vive l’eau qui nous lave et nous Rimbaud).

La quatrième:

Le Liégeois (d’adoption) Jean-Luc Dalcq est né dans la seconde moitié du vingtième siècle. Depuis, il a inventé le conceptualisme subjectif, c’est-à-dire l’art de voyager autour de son chanvre ou de son chancre, selon les jours ; il a été rédacteur publicitaire mais s’est repenti ; il a écrit des textes en tous genres (nouvelles, roman, poèmes licencieux ou non, aphorismes, contes, chansons...) ; il est compositeur, interprète, powète, philobof et explorateur (de l’existence).

Nous n’en saurons pas plus.

Échantillons :

Face à la plus-value de la connerie ambiante, soldez votre intelligence !

Noël au bacon, pâtes au jambon.

Ce n’est pas parce que l’argent n’a pas d’odeur que les pauvres puent.

Lorsqu’on fait les choses à moitié, il faut toujours les faire deux fois.

À peine chômeur et désappointé.

 

LA PREMIÈRE FOIS

De prime abord, elle semblait pourtant assez réservée.

Lorsqu’elle lui a dit  « je t’aime » pour la première fois, elle portait des pantalons fuseaux de couleur violette, courts au point d’en découvrir ses chaussettes. Celles-ci étaient immaculées comme le plumage d’un cygne. Ses cheveux blonds coupés courts, eux aussi, et coiffés d’une raie sur le côté. Tel un anneau de fortune, une gourmette d’argent glissait en permanence le long de son bras. Sa poitrine, à peine découverte, était de toute manière plate comme une planche à laver et sa mère avait visiblement omis de lui confectionner des hanches.

Malgré son regard doux et suave, elle possédait une voix étonnamment grave pour sa constitution plutôt frêle.

Elle semblait assez réservée de prime abord.

Lorsqu’elle lui a dit « Je t’aime » pour la première fois, la bosse, là, plantée au milieu de son entrejambe, n’a cependant échappé à personne.

C’est tout de même bizarre de penser que lorsqu’elle lui a dit « je t’aime » pour la première fois, à cette époque, elle était encore un garçon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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