Les Perdants JPh Querton

Les Perdants

LES PERDANTS, roman (très noir)

Publié en février 2013

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Le site de l'auteur: http://jeanphilippequerton.e-monsite.com/

 

Quelques impressions de lecture...

Je viens de terminer la lecture de "Les Perdants".  Les rares moments où j'ai dû me poser n'ont jamais réussi à m'en éloigner.  Noir, oui, j'en conviens, mais si bien écrit !  Il faut oser et vous l'avez fait.  Je vous encourage à le faire encore.  Vous arrivez à parler des travers humains avec tellement de justesse et de pudeur.  Bien sûr, mon imagination m'a fait craindre le pire à plusieurs reprises, mais vous avez eu l'intelligence d'éviter de choquer.  Ces personnes à double personnalité plus ou moins atteintes, il en existe, nous en croisons.   Elles sont bien souvent très malheureuses, victimes de troubles innés ou acquis,  en lutte perpétuelle pour masquer leur réalité et vivre leur vie dans un rôle qu'elles se sont taillés sur mesure pour être conformes.  Elles ont souvent manqué de l'indispensable, l'"affection, l'amour".   Pour certaines, elles ont la chance de les croiser sur leur chemin de vie et elles arrivent à naviguer; pour d'autres, la lutte entre le bien et le mal perdure et le mal finit souvent par triompher.  Doit-on les condamner, oui, pour leurs actes mais l'être humain en tant que tel ne mérite-t-il pas notre compassion ?  Vous y avez répondu par l'affirmative. A l'inverse, il existe ces supers adaptés (tel le père d'Aïcha) qui ne reculent devant rien en toute intelligence, ne méritent-ils pas de payer ?  Là aussi, vous y avez répondu.
L'être humain est bien imparfait et vous le savez mieux que quiconque car vous l'écrivez avec beaucoup de justesse.  Vos romans secouent, mais votre courage pour les écrire doit être réel (pas facile d'oser le faire) et je vous en félicite.
 
Merci.
 
N. De Bodt

 

 

Ça commence très noir et ça continue très noir, qu'on se demande quand et comment ça va s'arrêter. Le personnage central, monsieur Robert, a hérité d'un lourd patrimoine génétique. Dans sa famille, tous des dégénérés ! Ceux qu'il va croiser au fil de l'histoire nous semblent bien sympathiques. Au début. Une fois la lecture terminée, je me suis demandé : « Mais qui est le plus pourri dans cette galerie de personnages ? » Je n'ai pas trouvé de réponse satisfaisante. Comme le dit l'auteur dans sa postface : tous des Perdants.

Éric Dejaeger (Auteur – Lecteur compulsif – Buveur de Chimay bleue…)

 

Une plume sèche, tranchante nous présente cet être dual. Ici, tous les mots prennent leur sens comme un télégramme en pleine guerre. Il est des romans qui démarrent lentement, construisant leur univers au fil de la lecture pour proposer au lecteur une croisière paisible et lui offrir un peu de vacances. Il en est d'autres qui nous plongent directement dans un monde dérangeant, au travers de scènes aussi brèves qu'efficaces. Vous aurez compris que Les Perdants appartient à cette deuxième catégorie. L'histoire que nous raconte Jean-Philippe Querton est tellement abominable que sans son talent, elle en serait certainement peu crédible.
Pourtant, ici, on ne peut qu'y croire. Ce n'est plus un livre qu'on lit mais un album de famille qu'on ouvre. Et la vieille dont le mutisme en dit long se penche sur notre épaule pour nous confirmer que non, on ne rêve pas. Apparaît alors au milieu de tout cela, la petite Aïcha, une lolita d'Orient. Douze ans, l'innocence d'une enfant pour certaines choses, l'esprit retors d'une adulte pour d'autres. Si Robert et sa famille sont une collection de monstres, les autres personnages sont loin d'être des anges. Un parti pris extrêmement dérangeant quand on aborde un sujet aussi grave que la pédophilie mais aussi terriblement salutaire en ces temps où certains intermédiaires autoproclamés du Seigneur nouent parfois avec leurs enfants de cœur des relations plus qu'étranges.

Florian Houdart (Auteur – Slameur – Agitateur…)

 

Vous avez dit noir ? Ça l’est, indiscutablement. Bravo pour cette histoire dont le thème ne sera jamais banal.
Bravo aussi pour la construction impeccable. Belle maîtrise du climax. Intelligence de l’anticlimax laissant augurer d’un avenir parfaitement noir.
Le découpage rigoureux (un scénario parfait) entraîne le lecteur comme trop rarement dans le noir.
Hormis Robert/Mr. Robert, protagonistes clairement présentés, bien délimités, tous à double face ce qui est essentiel. Bonne balance entre les caractères dominants et dominés et chirurgicales descriptions des attitudes.
Il n’y a pas à s’étonner de la nature humaine, la seule qui, débarrassée de ses instincts, n’a plus de limites pour le plaisir dont la recherche se fait, doit se faire seule pour aboutir à une situation à laquelle parfois personne ne peut s’attendre.

 John F. Ellyton (Auteur – Éditeur – Pousseur de coups de gueule…)

 

J’ai fini la lecture des Perdants.
J'ai marché vite et loin sous la pluie et le vent afin d'évacuer la crasse qui me collait au cœur et à la peau. Ton génie, c'est de m'emmener, dès la première phrase, plus loin que je ne pensais. Ce besoin que j'ai, dans les lectures, d'anticiper, d'imaginer, d'essayer de comprendre...tu le remets en question toutes les quatre pages, chaque rebondissement m'oblige à revoir mon jugement et c'est tout bon.
J'admire ton courage car, il en faut du courage pour oser écrire cela.

Claudine Deprez (Auteure – Animatrice d’ateliers d’écriture – Femme au grand cœur)

 

Il est clair que tu as atteint un degré de perversité non négligeable !

Vincent Assez (Styliste / Designer – Lecteur – Gastronome)

 Difficile – périlleux même – cet exercice auquel s’est livré Jean-Philippe Querton: parler de pédophilie sans tomber dans la vulgarité racoleuse et sordide.
Oser aborder un tel sujet, en ces périodes où l’on affecte de découvrir ce type de perversion est un défi en soi. En tant qu’éditeur, je ne pense pas que j’aurais pris le risque.

Gauthier Hiernaux (Auteur (prolifique) – Lecteur - Critique)

 

C’est étonnant, Les Perdants, ça se lit d’une seule traite, le souffle court, la rage ou l’indignation au cœur et ça ne se termine pas du tout comme on le pensait !
Le récit est d’autant plus âpre que l’auteur nous le livre brut, sans précautions inutiles ni sentiments de pacotilles. Quand on dépiaute un lapin et qu’on met ses organes à l’air libre, on ne fait pas la fine bouche. Sauf qu’il s’agit ici d’être humains…

Bob Boutique (Libraire – Auteur – Animateur à Actu-TV)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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