Les concombres n'ont jamais lu Nietzsche

Les concombres n'ont jamais lu Nietzsche

 

Sortie en avril 2017

Couverture les concombres 10032017

Les concombres n'ont jamais lu Nietzsche, P'tits Cactus # 33, ISBN: 978-2930659-62-6, 9 €

Illustrations: Lefred Thouron

Préface: Alain Dantinne

Aprèsface de Claude Frisoni

 

On en parle dans Charlie Hebdo (#1309 du 23/08/2017)

Charlie hebdo n 1309 23 aout 2017 p 14 1

Extraits

 

Aucun aphorisme n’est fiscalement imposable.

 

Un amnésique ne peut écrire que des lettres anonymes.

 

Pourvu que la mort ne me prenne pas au beau milieu d’une phrase.

 

Il y a toujours un poème qui peut me sauver la vie.

 

Quand on n’a pas d’amour propre, on n’est pas obligé d’avoir des chaussettes sales.

 

De la sagesse je n’ai que les dents.

 

Je n’aime pas les drapeaux : il y a souvent beaucoup de morts pour si peu de tissu.

 

Il y a des comptoirs de bistrot qui valent bien des divans.

 

La mort n’est que le grain de sable qui bouche le sablier.

 

On peut être cannibale et néanmoins gourmet.

 

Il ne faut jamais boire à contrecœur, l’ivresse ne mérite pas ça.

 

On a les greniers qu’on mérite.

 

Les vertus du silence ne sont pas toujours audibles.

 

J’aspire à des lendemains de doigts d’honneur et de pain partagé.

 

Il faut se méfier des lieux communs sauf quand on a une envie pressante.

 

La mentalité des moutons de Panurge ne m’agrée guère.

 

L’avenir arrive toujours trop tôt.

 

Un fossoyeur amnésique se doit de creuser son propre trou de mémoire.

 

Il ne faut pas oublier les pensées qu’on n’a pas eues.

 

Tous les lecteurs sont des passagers clandestins.

 

On espère trop des phrases qui ont laissé leur âme sur un verbe inconnu.

 

Au regard de l’évolution, l’homme est une bactérie qui revient de loin.

 

L'auteur

Poetes 56Fils d’immigrés italiens Serge Basso de March est né en 1960, à Verdun, lieu symbolique d’une des plus grandes batailles de la première guerre mondiale.

Enrichi par deux cultures, il était totalement prédestiné à se sentir citoyen du monde.

D’abord animateur puis directeur de Centre Social dans des quartiers dit “difficiles”, il a compris que l’éducation à la culture était un enjeu majeur. Il en a fait un de ses objectifs de vie.

Il est aujourd’hui (beaucoup), directeur de la Kulturfabrik d’Esch- sur -Alzette centre culturel alternatif au Luxembourg mais aussi (un peu) poète et dramaturge.

Il est fortement investi sur le développement littéraire à l’échelle transfrontalière entre  l’Allemagne, la Belgique, la France et le Luxembourg). Il est, à ce titre, coordinateur d’un printemps poétique transfrontalier, coordinateur du projet « Textes sans frontières » autour des écritures dramatiques contemporaines, co-fondateur d’un  collectif d’auteurs dramatiques à l’échelle transfrontalière, etc….

 

 

Extrait de la préface d'Alain Dantinne

"Basso ou l’art du sabotage linguistique, il prend la langue au ras du signifiant, taille des croupières aux gens de lettres, sème contrepèteries et apophtegmes sans sourciller. Il adresse un magnifique pied-de-nez aux poètes de compassion, aux écrivains de ministère, aux penseurs de circonstances. L’aphorisme, ce petit caillou dans la chaussure de la poésie, n’est pas toujours apprécié dans le poulailler littéraire, il est souvent minoré par les académiciens. Basso le reconnaît, le faiseur d’aphorismes a la prose rachitique, et on peut dire ici que ce zig de Lorraine pratique le détournement de texte en sol mineur."

Extrait de l'aprèsface de Claude Frisoni

"Comme la lecture de ce livre n’a pas provoqué les moindres ballonnement ou aigreur, cette postface est totalement inutile."

Qui est Lefred Thouron ?

Lefred-Thouron publie ses premiers dessins en 1984 dans Hara-Kiri puis dans L'Événement du jeudi, Libération, 7 à Paris, La Grosse Bertha, et Charlie Hebdo qu'il quitte, en 1996, à la suite de l'« affaire Patrick Font », où son dessin avait été refusé par Philippe Val, ancien associé de Font.

 Auteur d'une vingtaine d'albums, Lefred collabore actuellement au Canard enchaîné, dont il est depuis 1994 un des principaux illustrateurs avec Pétillon et Cabu, à l'Équipe magazine où, chaque semaine depuis 1988, il livre une page sur l’actualité du monde sportif, à Fluide glacial, où il publie dessins d’humour, bandes dessinées, textes et romans-photos.

 En tant que scénariste, Lefred-Thouron a écrit pour Lindingre Les carottes sont crues, une satire du monde bio, et surtout pour Diego Aranega les Casiers Judiciaires, des tranches de vie du quotidien d’un tribunal de province, publiés en album par Dargaud. Il a ressuscité, avec Gotlib et Solé, dans Fluide glacial, les aventures de Superdupont.

 

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Contacter Pierre Basso: https://www.facebook.com/serge.bassodemarch?fref=ts

 

 

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