Le Pas Sage à l'acte

 

Enfin du Stas dans le catalogue de Cactus...

 

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Photo Claire Kirkpatrick (merci Claire)

Couverture aplat pas sage a l acte

L'ouvrage est joliment préfacé par Nicolas S' (ou Esprime)

Morceaux choisis:

 

C’est parce que nous avions trop levé le coude que nous avons, ce soir-là, haussé le ton.

 

Violée : victime du délit d’initiée à son corps défendant.

 

C’est la digne fille de sa mère. Elle est tout bonnement dévicieuse !

 

Attraper des morpions sur un marché aux prépuces.

 

Longtemps, j’ai couché avec les poules.

 

C’est l’histoire d’un très vieux pédophile, en maison de repos retombé en enfance…

 

Les chats se lèchent le cul, la caravane passe.

 

Le génie consiste quelquefois à ne point bouillir.

 

La plus belle fille du monde ne peut chier que ce qu’elle a mangé.

 

Qui veut traverser le désert en guise de voyage de noces épouse une gourde.

 

Ne dites pas, méditez.

 

Mon verre n’est pas grand mais je pleure dedans.

 

Il s’esquinte à me jeter des fleurs et moi je le trouve à gerber.

 

Les murs ont des oreilles, les fenêtres des yeux.

 

Titiller : Déclaration des doigts de l’homme.

 

L’AVC s’était ouvert à l’intérieur.

 

Y a des écrivains, on dirait qu’ils ne font que ça !

 

Quelqu’un d’autre doit assurément assumer les courses, la Poste, le ménage, la lessive,

 

le frichti, … Mais à ce point hors de la réalité, comment voudriez-vous qu’ils nous révèlent la moindre vérité ?

 

Remettons les choses à l’heure et les pendules à zéro.

 

En voir de toutes les couleurs est préférable à voir tout en noir.

 

Ce n’est pas en me secouant comme un prunier que tu vas récolter des patates douces.

 

Si je n’existais pas, abstenez-vous de m’inventer.

 

Affectueux à mon cœur défendant,

 

cynique à mon âme défensive...

 

 

Il est peut-être vieux, mais il a toujours du mordant.

 

Ça reste quelqu’un dentier.

 

L’aphorisme, c’est prendre la pensée à la gorge.

 

L’épi se rit du coing. (Humour de magasin Bio).

 

Si tous les fous étaient chauves, la plupart des coiffeurs seraient chômeurs.

 

Trop bonnes en cul lisse.

 

Ce ne sont pas des chattes qu’elles ont, ce sont des pit-bulls.

 

Il est des mensonges qui, dévoilés, blessent plus que la vérité.

 

Le pain est sur la planche, et moi sur les rotules.

 

Bien mal au cul ne profite jamais.

 

Les plus inespérés sont les aphorismes les plus beaux.

 

Chatte défoncée craint queue roide.

 

Rien ne sert de sourire, il faut te mettre à poil.

 

C’est parce que je suis bien plus heureux que vous, que vous me traitez d’imbécile.

C’est parce que je fais bien plus imbécile que vous, que vous me croyez heureux.

 

Je ne le connais ni d’Éva, ni d’Adolf.

 

Il y a loin de la coupe aux lèvres, comme aurait dit le Docteur James Parkinson.

 

« Loin des yeux, loin du coeur » : Foutaise ! Moins je vois certaines personnes, plus j’y pense.

 

 À la place de me bourrer la gueule, je préférerais m’enivrer de tes odeurs.

 

 

À propos d'André Stas, Théophile de Giraud écrit ceci:

Présenter Stas ! Le collagiste Stas, l’écrivain Stas, l’entité Stas : autant tenter de présenter une galaxie exotique peuplée d’astres tentaculaires et de jeunes étoiles au sexe en fleur père-paix-tue-elle-ment lubrifié d’acide sulfurique.

Pataphysicien de naissance, Stas a-t-il un âge ? Tombé officiellement le 19 novembre 1949 sur notre planète trouée de puits périlleux, quiconque l’approche fraternellement lui découvre l’âme immortelle et lutiniforme, ô combien sympathique, d’un chiot de quatre mois et des poussières.

Par contre et par aceptif, quiconque l’approche intellectuellement, artistiquement, collagistement et scripturalement lui découvre la puissance d’une ogive nucléaire chirurgicalement lâchée sur le New-York infâme de nos conformismes, de nos refoulements et de nos platitudes inhumainement humaines.

Indompté de naissance, Stas a-t-il une identité sociale ? Licencié en philologie romane, il déjouera la trajectoire professorale qui s’offrait à lui en devenant animateur au Creahm, le Centre liégeois d’Art Différencié, où il s’attachera à mettre en valeur l’étonnante expression plastique de psychés non-domestiquées par notre civilisation de castrateurs professionnels et de cultureux radotants jusqu’à la bave la plus molle. Il sera, aux côtés du fidèle Michel Antaki, de l’aventure, ô combien vivifiante pour le cœur de la Cité Ardente, du Cirque Divers, haut lieu de la subversion jubilatoire qui fit phénix en devenant à la fois le journal C4 et la galerie D’une certaine Gaieté. Il sera encore, ne l’oublions pas, l’indéfectible ami, et parfois aussi le documentaliste complice,  d’André Blavier,  le mage verviétois auquel l’histoire des lettres francophones doit une somme inégalable sur les « Fous Littéraires ». Nous devrions, pour être juste, toucher à l’impossible en évoquant toutes ses amitiés (avec Marcel Mariën, Noël Godin, Tom Gutt, Arrabal, Frémion, Verheggen, André Balthazar ou encore Franz Bartelt, pour n’en citer qu’un jovial bouquet), liens humains et mamelles artistiques dont la prégnance ira jusqu’à structurer certaines de ses œuvres, ainsi de ses inépuisables « Bibliothèques à classer » où se déploie en kaléidoscope l’univers intime et fantasmatique du maître. Enfin, il fut, il est et il sera le compagnon d’art et d’amour de la délicate Fanchon Daemers, chanteuse rebelle à la voix d’une poésie et d’une hallucinogénialité toutes celtiques.

Incréé de naissance, André Stas existe-t-il ? D’un point de vue pataphysique, cette question n’a aucun sens, puisque ses créations attestent à suffisance le frétillement ontologique de quelque chose d’inouï qu’il nous faut bien nommer les bébés chamanistico-noétiques d’André Stas. Bébés bizarres  et savoureux  sur  la  langue  oculaire  s’il en est.  Se conjuguent  ainsi  dans  ses  collages   un   érotisme humoristiquement érectile, jeux inattendus d’images et de mots, détournements, pastiches, ubuquités, blasphèmes, cassages de gueules et de cons, rencontres improbables entre un anus et le faciès d’un empereur ou entre un pénis et un cadran d’horloge, le tout onctueusement arrosé d’un pessimisme hilaré digne de Topor et des plus grands princes de l’humour noir.

Pour enceriser davantage encore le gâteau de nos extases, l’homme de Spa, pas préhistorique pour un sou, s’aventure aussi dans l’écriture, comme s’il ne disposait jamais d’assez de gourdins pour démolir l’ignoble tout en faisant joujouir nos vignobles ! Parmi ses dernières publications incontournables, on citera « Les Radis Artificiels », aphorismes succulents (« Mon libre arbitre à la barbe du Très-haut brandit  la  carte  rouge »  ou  bien  « Au  vu  de  la  réalité, je  préfère me réfugier  dans mes  cauchemars ») parus  aux Ateliers du Tayrac ainsi que son récit-fable intitulé « Le Grand Karmaval », où se narre l’hilarante odyssée des âmes qui meurent comme on se mouche et se réveillent parfois dans le plus inattendu des corps, pour le plus grand orgasme de nos zygomatiques ! Bref, André Stas, il faudra bien l’admettre un jour, possède la puissance créatrice et subversive de nos meilleurs surréalistes : on ira donc voir sans faute ni délai une des très belles expositions qui lui seront consacrées prochainement et l’on en reviendra tétine aux lèvres en chevauchant un rhinocéros enturbanné de rires.

Stas, entité alchimique ? Bien plus que cela : c’est la pierre philosophale on vous dit !


DdStas, par contre, écrit ceci (auto-portrait):

André Stas se dépatouille plutôt bien, en définitive. Imaginez : il respire (quoique capacité pulmonaire = peau de chagrin). Tant qu’il est en vie, il fait ce qu’il a envie. Un rien l’amuse en permanence et son rire fuse (ir)régulièrement comme un cent de pets. Il ne vieillit pas trop mal (on le lui concède parfois). Il est monté comme un âne (même que c’est parfois problématique). Il colle quand il veut et décolle plus souvent encore. Il est effrayé par tout ce qu’il a derrière la tête autant que par ce qui lui passe par la fenêtre (et même qu’il l’écrit). Il n’a aucun scrupule pour faire profiter de la tessiture impressionnante de son météorisme. Selon Jean-Bernard Pouy : « Ce mec est une internationale à lui tout seul et reste une des seules bonnes raisons du rattachement éventuel de l’Hexagone à la Wallonie. » Et s’il vous emmerdre, vous n’avez qu’à le lui dire, il comprendra.

Collages, 100 Titres et Yellow Now, Bruxelles-Crisnée, 2013

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Les nègres du Kilimandjaro, Au Crayon qui tue, Paris, 2012

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Le décollement de la routine, Les Friches de l'Art, Libourne, France, 2011

Decollement de la routine

 

 

 

 

 

 

 

 

Ubu roi ou la disparition du tyran polonais, Au Crayon qui tua, Paris, 2010

Ubu

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre les poires et les faux mages, Editions des Cendres, Paris, 2008 (Grand Prix de l'Humour noir Xavier Forneret 2009)

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Mandalas, 100 Titres, Bruxelles, 2008

Les bornes reculées, Galopin, 2006

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24 heures dûment, Galopin, 2004

Les cent nouvelles pas neuves, Galopin 2004

Le Grand Karmaval,  fable, Galopin 2003

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Les radis artificiels, Ateliers du Tayrac, 2002

Battu hors des sentiers, Soumagne, Tétras-Lyre, 2002

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L'embrouillamaxi, Morlanwelz, Les marées de la nuit, 1997

Grenailles errantes, Bruxelles, La Pierre d'alun, 1995

À la lipture de la rumite, Liège 1991

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