L'Albert Audoulin

L'Albert Audoulin

 

L'Albert Audoulin ou du parallélisme des voies ferrées

Jean-Marie Vermande L'Herm

Couverture albert audoulin

 

Collection Cactus Remarquables, 530 pages, ISBN 978-2-930659-20-6, 23 €

Dans le journal Le Soir du 26 juillet 2014:

Le soir 26 juillet 2014

Ils en disent...

Je pense n’avoir jamais lu un tel roman. Je l’ai trouvé réellement hors norme : Umberto Eco revisité par Tom Sharpe. Au niveau du fond, c’est du grand art. L’histoire est complètement abracadabrante, les personnages sont délirants. L’énigme est correctement embrouillée et on a vraiment envie de savoir. La dernière ligne lue, j’ai pensé : « C’est un truc que je vais relire ! »

Éric Dejaeger

Voici enfin un livre qui ne ressemble à rien ! À rien de connu en tout cas. Après l’avoir lu, vous pourriez le ranger aux côtés de Rabelais, de Swift, de Cervantès ou de Lewis Carroll, mais vous n’aurez rien de plus pressé que de le relire pour en découvrir encore quelques tiroirs secrets...

André Clette

 

Commentaire de Guy Brunon à propos de l'Albert: "Excellent. Je ne l'ai pas encore fini, mais la dernière fois que j'ai jubilé comme ça, c'était il y a 25 ans à la lecture de "La Conjuration des Imbéciles" de John Kennedy Toole."

 

Et il ajoute: " Ça me l'a aussi fait avec "le Maître et Marguerite" et quelques ouvrages de Cohen, Dard ou Bukowski. C'est dire!"

 

 

Quatrième de couverture

Les voies ferrées ouvrent-elles vers des mondes parallèles ? Peut-on appliquer la psychanalyse à l’entretien des vélomoteurs ? La beauté est-elle une forme d’énergie ? D’où sort cette étrange confrérie d’Analfabaites en lutte contre la bêtise de l’intelligence humaine ? Qui est vraiment Albert Audoulin ?

L’Albert Audoulin se lit comme un roman d’aventures baroque, mâtiné de polar, de science-fiction et... Impossible d’en résumer l’histoire. C’est sans doute la marque d’un livre d’exception.

Truculent, poétique, bouffon, pathétique, mystérieux, parodique, croustillant, philosophique, palpitant, lyrique, érudit et gouailleur, ce récit saugrenu flirte avec la vulgarité sans jamais y céder. Sous cette somme burlesque et savante se cache une rigueur mathématique qui en sous-tend l’apparent débraillé. Si c’est un roman-fleuve, c’est un fleuve qui emmêle à plaisir ses propres méandres pour en faire des nœuds et en étrangler le sens commun. On rit, on sourit, on prend pour réalité les plus extravagantes bizarreries, on croit aux aventures les plus invraisemblables vécues par les plus improbables des personnages.

 

Biographie imaginaire (de l'auteur)

À lire son livre, j’en suis venu à penser que l’auteur est issu d’un croisement hasardeux entre Rabelais et Lewis Carroll. Abandonné très jeune sur Sirius – ou dans la quatrième dimension, on ne sait – il y est élevé dans un collège catholique où il suit de brillantes études classiques. Formé au grec et au latin par les bons pères, il s’initie en cachette à l’érotisme et à la physique quantique. Les mathématiques et la mécanique ondulatoire n’ont pas plus de secrets pour lui que les mystères des femmes et de leurs mécaniques ondulations. Mordu par le chat de Schrödinger, il retombe sur Terre, où il rencontre sans doute Jonathan Swift, Boris Vian et Richard Brautigan, peut-être John Kennedy Toole et probablement une kyrielle d’autres douteux individus dont ceux qui, un soir d’ivresse, l’ont emmené voir Bienvenue chez les Chtis au Pathé Docks 76 de Rouen. 

Photo (de l'auteur)

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Photo Emmanuel Dupuis

C'est l'auteur qui le dit

 "Si je voulais jouer à fond la carte de la prétention, je dirais que j'ai conçu ce roman comme une sorte d'Harry Potter écrit par Proust,  Audiard et Joyce un soir de cuite."

"Ce roman, j'ai mis plus de trente ans à l'écrire. Il faut bien voir que l'histoire n'est ici qu'un support. J'aurais tout aussi bien pu utiliser une autre trame car l'objectif était ailleurs. Il s'agissait de construire un univers décalé à base de pastiches biaisés, de vraies-fausses discussions philosophiques, d'archétypes détournés, de clins d'oeil à la sauce déconnentielle.  Le tout masquant toutefois quelques profondeurs secrètes ainsi qu'une forme très personnelle de poésie surréaliste..."

 

Tentative de résumé du livre

Il est très difficile de résumer linéairement l'Albert Audoulin, construit en parallèles impures. L'imbrication  de la forme et du fond, les effets yau'd'poêle intentionnels, les récurrences obsessionnelles, les ressorts volontairement cachés en sont parties intégrantes. On est ici très loin du style formaté de la littérature à succès.  L'histoire est surtout un prétexte. Dans une sorte de mise en abyme pataphysique, le roman est lui-même l'un de ses propres personnages....

Pour simplifier, Albert Audoulin, jeune chercheur en Mathématiques découvre progressivement qu'il est au cœur d'une lutte entre Maître Zacharias, savant lunaire qui l'aide dans ses recherches et Riton Lavette, le méchant de l'histoire. Tous trois viendraient d'un monde (tout aussi parallèle) étiqueté «Royaume des Similitudes ». Mais alors que Zacharias, fasciné par les champignons et les hiboux d'ici-bas, a abandonné toute envie d'y retourner, Lavette ne pense qu'à en redevenir le Maître.

Tout au long de l'histoire, Audoulin est confronté à un autre problème. Son attirance pour Marie-Hélène Verfeuillage, la « nièce » de Zacharias. Recueilli et élevé à l'abbaye des Adventins de Saint-Jacques jusqu'à son baccalauréat, il se retrouve totalement démuni devant le féminin. Le regard décalé qu'Albert porte sur la vie en général, du fait de son enfance particulière et de sa formation de mathématicien est un élément central de l'intrigue.

Suite à diverses péripéties (un enlèvement en ballon dirigeable, une initiation pseudo-maçonique, un train hors du temps apparaissant aléatoirement dans l'histoire, un commissaire, un tête-à-tête au restaurant « Le Poulet Rétréci » etc...), Albert  découvrira la vraie nature (ou plutôt les vraies natures) de Marie-Hélène, ainsi que les clés de son aventure.

Il serait fastidieux et sans intérêt d'en dire plus. Conçu comme une sorte de jeu avec le lecteur, fourre-tout assumé, le roman vaut surtout par le jeu de l'écriture qui bâtit chapitre après chapitre un univers totalement surréaliste.

 

La genèse de l'œuvre.

J'ai bien connu Albert Audoulin. On était vers 1975. J'entrais à peine à l'université, il achevait sa thèse, nous avions sympathisé autour de la machine à café. Il me parlait de sa vie, de ses recherches, de sa passion pour les chemins de fer. Au premier abord, tout cela était bien simple....

Pourtant, quand notre relation eût  gagné en profondeur, il me sembla qu'une curieuse aura brillait derrière ses exposés ferroviaires. Un mot, une phrase, de temps en temps, paraissaient  lui échapper. C'était, le plus souvent, à peine perceptible. Quelque chose de décalé. Des anecdotes quelconques qu'il clôturait d'un péremptoire et inexplicable...  « comme il en va de la raison à la mesure ! »  Ou  encore ce marronnier à l'entrée du campus, qu'il contemplait interminablement pour finir par soupirer : « Il est bien vert, son feuillage ! » Et puis, cette intrigante faculté d'apparaître aussitôt qu'on parlait de lui !

Plus le temps passa, plus ces bizarreries me devinrent manifestes. J'en vins à les traquer avec l'obstination d'un sourcier provençal.  Derrière Albert Audoulin, ma  conviction s'en faisait chaque jour plus solide, se dissimulait un Albert Audoulin bis, parallèle ou plus exactement dual  comme ces espaces mathématiques distincts  mais aux paradigmes identiques.

Je me pris bientôt à douter de moi-même. Cet Albert Audoulin prime, n'étais-je pas en train de me le fabriquer tout seul ? Nous autres, mathématiciens, possédons une si grande propension à l'échafaudage mental ! Peu importe vers où il grimpe, notre seul souci  consiste à démontrer que les boulons en sont correctement vissés ! Par précaution, je présentai donc mon nouvel ami à ces deux vieux complices que me sont toujours Patrice Pellissier et Patrick Caunois. J'avais pleinement confiance en leur rigueur et en leur réalisme.

Ils ne furent pas longs à me rassurer. Oui, de l'étrange émanait bien de ce personnage si banal en apparence. « Tu as le don pour les gens bizarres ! » me glissèrent-ils. Mais pas question pour eux d'aller chercher plus loin. Ils avaient autre chose à faire. Je me sentis soulagé d'avoir eu raison, mais ma curiosité ne se voyait pas satisfaite pour autant. 

C'est notre tare congénitale ça, à nous, les mathématiciens. Le besoin de savoir.  Alors, durant toutes les années que dura notre amitié, je me suis efforcé de décrypter cette espèce de code que jour après jour, nos discussions me dévoilaient. Je me mis à les consigner chaque soir dans un cahier à spirale que je gardais à portée de main. Je les relisais interminablement, à la recherche de leur cohérence secrète. Avec une certaine malignité, je dois bien l'avouer, je tentais aussi de pousser mon ami à en dire plus. Je relançais des sujets propices, je replaçais à dessein ses propres termes dans la plus banale de nos conversations, je glissais des sous-entendus sibyllins laissant à penser que j'en savais plus  que je ne voulais bien le dire.

Le pire fut que cette stratégie grossière finit par payer. Un soir, je m'en souviens avec une exactitude de chronomètre, je retrouvai Albert dans un petit bar du centre-ville, fermé depuis pour cause de faillite. Ça n'allait pas fort pour lui. Des mois de travail sur les anneaux de matrices co-délocalisables de Rechtenbecker, sujet qui dépassait de très loin mes maigres compétences, l'avaient mené à une impasse. Il lui fallait tout reprendre à zéro. Il envisageait d'arrêter les mathématiques. « Je ferais mieux d'ouvrir un kebab !» me lança-t-il à la troisième pinte.

La nuit s'avançait, les bières défilaient. Je tentais de le réconforter. Mais mes pauvres arguments étaient de bien piètre secours face au naufrage qui s'accomplissait sous mes yeux. J'ai honte d'admettre aujourd'hui que je pressentais déjà le parti que j'allais en tirer.

On approchait de la fermeture. Fabrice, le patron du bistrot, engageait déjà dans leurs attaches les volets de la vitrine. Au moment de payer, Albert me chuchota soudain : « Viens chez moi, il faut que je te raconte quelque chose.... »  On est allé chez lui. On s'est calé dans les vieux fauteuils défoncés de son minuscule salon. Il a sorti sa bouteille de Talisker. Puis il a commencé à parler.....

Le jour pointait quand il eût terminé. De toute la nuit, je ne l'avais pas interrompu. C'était si incroyable que son récit marqua ma mémoire avec une précision qui m'aurait bien été utile  en géométrie différentielle.  Après un café bienvenu, nous nous quittâmes dans l'étrange inquiétude où m'avaient laissé ses derniers mots : « Tu vois, toi qui n'écris pas mal, tu pourrais mettre ça sur le papier,  ça serait bien qu'il en reste une trace quand je ne serai plus là ! Tu as assez de talent pour présenter ça de façon... conviviale ! »

Je ne devais plus jamais revoir Albert Audoulin. J'ignore ce qu'il est devenu. Mais j'ai fait ce qu'il m'avait demandé.

 

 

PnL'auteur (à 20 ans)

 

 

Jean-Marie Vermande L'Herm se raconte

Commençons par le commencement. Je suis né le 24/09/1956 à Mont Saint Aignan près de Rouen, où je vis toujours. Mon père, originaire du Lot, dirigeait une petite société de vente de composants électroniques et ma mère, après une très courte carrière d'infirmière se consacra à l'élevage de ses enfants. J'ai eu deux sœurs, l'une aujourd'hui hélas décédée, et l'autre qui s'est fait un nom en publiant de petits romans pour la jeunesse.

 

Après l'école primaire du coin,  études secondaires au Pensionnat Jean-Baptiste de la Salle de Rouen où, deux classes au-dessus de moi, étudiait aussi un certain François Hollande. Les présidents de la république ont du reste jalonné mon parcours de façon aussi régulière que distanciée. Par un jeu de circonstances complexe, il se trouve en effet que ma première barboteuse avait été achetée par Danielle Mitterand pour rendre service à l'un de ses amis qui avait épousé sa secrétaire, laquelle était une amie de ma mère. Et que la grand-mère de Jacques Chirac était originaire du village de naissance de mon père ! Il y a de signes qui ne trompent pas. Avec de pareils auspices j'aurais dû finir logiquement maître du Monde, carrière que j'ai un instant envisagée, mais à laquelle j'ai finalement renoncé tant on m'avait répété qu'elle ne menait pas à grand-chose.

 

Relativement doué scolairement, j'ai longtemps considéré que le travail était le refuge des gens sans talent,  ce qui a fait de moi une feignasse patentée. Mes seuls efforts constituaient donc à limiter la casse lors des examens. C'est ainsi que je passai mon bac scientifique avec un an d'avance, certes, mais au ras des pâquerettes. A l'époque, ayant définitivement renoncé à la maîtrise du monde, j'hésitais entre l'Astronomie et la Bande Dessinée. C'est à ce moment qu'un élément perturbateur est venu s'incruster dans ma vie. Le violon. Depuis longtemps titillé par cet instrument, ne serait-ce que pour sa difficulté, j'en dégotai un aux chiffonniers d'Emmaüs. Je ne l'ai plus jamais lâché depuis. Il a eu une grosse influence sur ma vie.

 

Passé le bac, il me fallut choisir une orientation afin de réussir dans la vie en question. Tout ce qui avait le moindre relent artistique étant considéré comme une vaste couillonnade par mon père qui ne faisait guère de différence entre un tableau de Van Gogh et une vue de Clermont-Ferrand du calendrier des Postes, je m'inscrivis à la fac de sciences, laquelle avait l'avantage de se situer à moins d'un kilomètre du domicile familial. Le principe de moindre action, bien connu des physiciens, a toujours trouvé en ma personne un fabuleux champ d'application. Seule concession paternelle, une inscription aux cours du soir des Beaux-Arts de Rouen ( je reste inconsolable de savoir qu'à quelques années près, j'aurais pu y croiser Anny Duperey). C'est donc au détour des amphithéâtres que je me liai avec les fameux Patrice Pellissier et Patrick Caunois dont l'aide dans la rédaction de l'Albert me fut précieuse. Nous y reviendrons.

 

La maîtrise du monde délaissée, je me contentai donc de celle de Mathématiques, obtenue comme le reste à  un poil de cul au-dessus des marguerites. Il faut dire que ces années universitaires furent essentiellement consacrées à jouer aux cartes avec les deux énergumènes précités, à tomber en pâmoison devant de jeunes beautés auxquelles je n'osais pratiquement pas adresser la parole,  et à conduire le reste de ma famille au bord de la dépression nerveuse avec les couinements de mon Stradivarius de foire-à-tout.

 

C'est qu'entre-temps, toujours aux alentours de ce fameux village chiraquien du Lot, j'avais fait la connaissance d'un certain René Werneer, en ce temps violoniste d'Alan Stivell. Rencontre dramatique s'il en fut puisqu'elle me transmit le virus de la musique Irlandaise, dont à ce jour je ne suis pas parvenu à me débarrasser. Le pire fut que, maladie intellectuellement transmissible, cette affection frappa également mon camarade Patrice sous une forme particulièrement maligne, celle de la cornemuse. Lui non plus n'a jamais pu en guérir.

 

L'Irlande a donc été mon premier vrai amour de jeunesse. Les  douze ou treize ans qui suivirent ( à l'exception de l'intermède peu réjouissant de mon service militaire) se réduisaient dans mon esprit aux quelques semaines que j'y passais et où je retrouvais quelques-uns de mes interprètes adulés, le reste restant consacré à des trucs chiants et sans importance comme de commencer à gagner ma vie en tant que prof de maths dans un centre pour travailleurs handicapés en reclassement.

 

C'est au cours d'un de ces séjours que je rencontrai une jolie Italienne aux yeux bleus qui allait devenir ma femme. Quand je disais que le violon allait considérablement peser sur ma destinée ! Le statut de père de famille mit fin à ces escapades largement arrosées à la Guiness, mais ne m'empêcha pas de continuer à tricoter de l'archet avec ferveur. En compagnie de l'autre malade et de quelques copains eux aussi contaminés, nous avons écumé salles des fêtes et maison de la jeunesse, parfois même au-delà des limites du département, au sein des groupes bien connus de ceux qui en ont entendu parler, « Saint Jack Tower fugitives » et « Loose Chippings ». Il nous arrive encore, anciens combattants des heures perdues, de nous retrouver autour de quelques bières et d'un répertoire que les années ont quand même bien étoffé.

 

Vers 28 ans, j'ai été atteint d'un autre virus, moins artistique mais auquel j'ai également consacré un bon clair de mon temps, celui de la petite balle blanche. Toujours le principe de moindre action : le terrain de golf se trouvait à deux pas de chez moi. Et c'est un sport plus calme que le rugby de ma jeunesse (que j'adore toujours, ceci dit) J'ai une fâcheuse propension aux pathologies chroniques : il m'arrive encore assez souvent de passer quelques heures autour des greens. Je ne fais pas grand-chose, mais généralement je le fais longtemps. C'est sans doute cela qui a sauvé l'Albert du néant.

 

Si l'on ajoute à cela un goût toujours latent pour crayons et pinceaux (qui ne connaît ma fameuse série des « négresses »...euh, tout le monde!), on pourra concevoir que ma carrière professionnelle n'ait pas atteint les sommets de la réussite. Après 10 ans dans le centre d' handicapés, j'ai travaillé comme formateur (en maths toujours) pour la chambre de commerce de Rouen. Conséquence d'un litige salarial ( je ne recommande pas ce genre d'institut consulaire comme employeur) a suivi une assez longue période d'inactivité où ce fut surtout mon épouse qui fit bouillir la marmite. Je me contentai d'y adjoindre quelques bouillons-cubes en dispensant des cours particuliers. J'avais alors tout le temps de finir l'Albert mais... toujours le principe de moindre action ! Depuis, le rectorat de Rouen s'est souvenu de moi et  je suis devenu une sorte d'intermittent du spectacle de l'Education Nationale. Et puis , la réussite de ma sœur avec ses livres pour enfants, la conviction que je pouvais moi aussi sortir quelque chose d'intéressant pour peu que je me prenne par la main et que je me mette sérieusement au clavier de mon PC, a fini par vaincre ledit principe....

 

Et nous voilà ce soir !

 

Couverture aplat albert audoulin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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