Courts, toujours !

Courts, toujours !

 

Un recueil de contes élagués, signé Eric Dejaeger

Court toujours cover 3

Courts, toujours !, Éric Dejaeger, Collections Les p’tits cactus, ISBN : 978-2-930659-43-5, 98 pages, 7 €

Préface de John Ellyton - Collage de couverture : Philippe Lemaire (La réductrice de tête)

 

Préface (John F. Ellyton)

Respectivement quinze et onze ans après ses deux premiers recueils de contes brefs joliment salués par Jacques Sternberg, voici une nouvelle livraison d’allégories sociétales élaguées au scalpel du chirurgien Éric Dejaeger et dont le titre se trouve en exergue de toute son œuvre : Courts, toujours !

Tout dire en un mot, faisant feu de tout bois lexical, tour de passe-passe dans lequel il excelle, Éric se fait bien comprendre… toujours. En gros, s’il rédigeait le Code, la loi ne serait plus un problème !

Professeur de sérieuses matières linguistiques dans un collège bruxellois, labobservatoire de notre vaisseau spatial, Éric Dejaeger éveille notre sens de l’humour et aiguise notre capacité à critiquer le monde sur un ton parfaitement leste : tout y passe, à commencer par notre propre comportement, car la connerie est universelle.

Il donne forme et sens à un monde inepte : il crée sur ce qui existe alors que la tendance est à la destruction politiquement correcte. Il nous transmet sa gouaille par d’absurdes situations qu’il saisit d’un trait de fleuret trempé dans l’acide de ses examens, remède rafraîchissant : on frissonne… de plaisir.

Éric est un de ces écrivains qui s’amuse de la tristesse avec délice en nous posant la question : «  Qu’est-ce qui vous empêche d’être heureux ? »

La tristesse, elle déguste ! Et vous ?

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Extraits

Le beurre

 

— Je suis prêt, chérie. Je t'attends...

— Euh... Mon amour... Je suis vraiment désolée, mais... Euh...

— Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

— Euh... Il n'y a plus de beurre... »

Il lui balança ses cinq doigts dans la figure et lui désigna la porte d'un index tremblant de colère.

Tout en essuyant ses larmes et en se frottant la joue, elle courut jusqu'à l'épicerie. Sa mère l'avait pourtant prévenue : on n'épouse pas impunément le sosie de Marlon Brando.

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Le costume

Cela faisait des années qu'il le traînait, son unique costume. Râpé, élimé, luisant d'usure, il n'en voulait pas changer. À ceux qui lui parlaient de l'état de son vêtement favori, il répondait : « Je mourrai avec lui ! »

Peu après que la couture du col de la veste eut craqué, il fut décapité dans un accident de voiture.

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Le mariage

 

Ils n'arrêtaient pas de se disputer. Elle ne supportait plus qu'il passe des heures dans ses cahiers ou devant l'écran de son PC. Pour rien.

— J'espère que notre fille n'épousera jamais un écrivain ! lui cracha-t-elle.

— Et moi, répliqua-t-il finement de toute sa hauteur d'écrivain en quête de succès, j'espère pour elle qu'elle ne mariera jamais une femme ! »

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Eric dejaeger saint malo 1Eric Dejaeger (Saint-Malo 2012)

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BIBLIOGRAPHIE

 

Chez Cactus Inébranlable

Grand cru bien coté (2014)

Grand cru couverture

L’anthologiste in Assortiment de crudités (2013)

Jpeg 1

Un privé à bas bilan (2013)

Cover 2

La saga Maigros (2011)

Couverture maigros coupee

Chez d’autres éditeurs

La pêche à l’achigan au Québec et en Ontario (recueil instantané 4) – Autoédition (2015)

Le violon pisse sur son poète (Couverture d’André Stas) – Les Carnets du Dessert de Lune (2015)

Une femme à gros seins qui court un marathon – Éditions Gros Textes (2014)

Grovisse de forme, avec André Stas – Éditions Microbe (2014)

Ouvrez le gaz trente minutes avant de craquer l’allumette– Éditions Gros Textes (2014)

Les cancans de Cancale et environs (recueil instantané 3) – Autoédition (2012)

NON au littérairement correct !  – Éd. Gros Textes (2011)

Je ne boirai plus jamais d’ouzo… aussi jeune (recueil instantané 2) – Autoédition (2010)

Le seigneur des ânes– maelstrÖm réÉvolution (2010)

Prises de vies en noir et noir – Éd. Gros Textes (2009)

Trashaïkus – Les Éd. du Soir au Matin (2009)

De l’art d’accommoder un prosateur cocu à la sauce poétique suivi de Règlement de compte à O.K. Poetry  
et de Je suis un écrivain sérieux – Les Éd. de la Gare (2009)

La cité des Fleurs Fanées– Éd. Mijade, collection Zone J (2008, rééd. 2015)

Indigents de Dublin (recueil instantané) – Autoédition (2008)

Les pensées d’un ortieculteur– Les Ateliers du Tayrac (2006)

Lexique d’anthropoclastie, nouvelle version largement augmentée – Éd. Gros Textes (2006)

La cité des Fleurs Fanées – Éd. Memor, collection Couleurs (2005)

Contes de la poésie ordinaire – Éd. Memor, collection Transparences (2005)

Dans la vie à coups de pioche – Éd. Gros Textes (2004)

Jivarosseries – Éd. Memor, collection Transparences (2004)

Prose à hic (pré-textes de Jean Claude Bologne) – Éd. Gros Textes (2001)

Poèmes réincarnés dans un orteil aimé– Éd. des Carnets du Dessert de Lune (2001)

Petite excursion hors du pays des cons – Éd. de l'Heure (2001)

Élagage max… (préface de Jacques Sternberg) – Éd. Memor, collection Transparences (2001)

Tiny Shit – Éd. de l’Heure (2000)

Tales of Ordinary Poetry – Represst Editing, collection Full Circle (USA, 2000)

Pris de rhum – La Plume Éd., collection Coup de plume (2000)

Quarante-trois Courts de la Méthode (couverture & intro de Paul Guiot) – Éd. Clapás, collection Franche-Lippée (2000)

La pelouse à B. – Éd. des Carnets du Dessert de Lune (1999)

Instants puisés au soleil de Camargue – Éd. Clapás, collection Tiré à part (1999)

Petit lexique d’anthropoclastie – Éd. Gros Textes (1998)

Carnet d’extraits de calepins – Éd. des Carnets du Dessert de Lune (1996)

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A 4 photo paul guiot 1Eric Dejaeger (bataille d'aphorismes à Liège en 2014) avec Paul Guiot, Jean-Philippe Querton et André Stas.

 

 

                                                                                             

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